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Archéologie & Mécénat

Regards croisés sur le mécénat en archéologie

Colloque : Vaison-la-Romaine [ 18 septembre 2009 ]


Une première table ronde aura pour objectif de montrer le rôle tenu par les Fondations dans le mécénat archéologique, notamment la Fondation Calvet d’Avignon et la Fondation Gianadda.

La seconde table ronde rappellera l’action de Maurice Burrus qui initia une série d’importantes restaurations archéologiques en France et en Suisse.

Programme des interventions


[ 9:15 ] Ouverture du colloque.


Table ronde du matin :


Enjeux du mécénat en archéologie : des fondations à l’émergence de nouveaux acteurs.

Modérateur:  Xavier Delestre. Conservateur général du patrimoine, Conservateur régional de l'archéologie (DRAC PACA).

 
[ 9:30 ]
Archéologie et mécénat en région Provence-Alpes-Côte d’Azur, une longue et passionnante histoire.
Ouverture par Xavier Delestre.
 
L’un des tout premiers actes de mécénat archéologique identifiable en Provence remonte au XIIIe siècle (Saint-Maximin, Var). Parmi les exemples nombreux du XIXe siècle, le plus emblématique est celui de la restauration du trophée antique de la Turbie (Alpes-Maritimes) par un mécène américain, Edward Tuck.
Pour la première moitié du XXe siècle, où l’archéologie est encore une simple pratique bénévole, domine l’aventure scientifique et humaine exemplaire de Vaison-la-Romaine. Dans les décennies qui suivent l’après seconde guerre mondiale, marquées par l’apparition de la première législation archéologique, beaucoup de fouilles programmées sont, en totalité ou en partie, financées par les fouilleurs eux-mêmes. Des actes de mécénat qui, joints les uns aux autres, contribuent à donner à cette région une identité patrimoniale unique comme par exemple le site de Glanum (Saint-Rémy de Provence, Bouches-du-Rhône).
Les débuts du XXIe siècle se signalent par la décision de création en Vaucluse d’une Fondation archéologique, exemple unique sur le territoire national.


[ 9:45 ]
Fondation archéologique Pierre Mercier.
Par Madame Mercier et Xavier Delestre.
  
La Fondation archéologique en cours de création portera le nom de Pierre Mercier, en mémoire de l’inventeur du site néolithique du Baratin à Courthézon (Vaucluse). Dotée d’un comité scientifique composé de personnalités  nationales et internationales, la fondation  aura pour objet : approfondir des connaissances scientifiques sur le site, apporter une aide à des programmes de recherches innovants, soutenir des actions de terrain (fouilles, prospections), octroyer des bourses de recherche, concourir à la réalisation de publications scientifiques, participer à la diffusion des connaissances archéologiques (colloques, expositions…). Enfin, elle décernera un prix archéologique de portée internationale tous les deux ans.


[ 10:00 - 10:30 ]
Mécénat et archéologie à Martigny.
Par François Wiblé, Archéologue cantonal du Valais, Suisse.

Les  premières fouilles archéologiques sur le site de l’antique ville romaine de Forum Claudii Vallensium ont débuté en 1883. Depuis, de nombreux vestiges ont été dégagés, (Amphithéâtre, Forum, Mithraeum, Villa Minerva …).  En 1976, la mise au jour d’un temple indigène remontant au milieu du 1er siècle av J.-C., à l’emplacement où M. Léonard Gianadda avait l’intention de construire un immeuble, marque un tournant décisif pour l’archéologie de Martigny.  Non seulement par la portée de la découverte, mais aussi par le fait qu’elle a été à l’origine d’un musée de site qui faisait défaut jusqu’alors. C’est à cet emplacement que fut construit la Fondation Pierre Gianadda.


Début de la table-ronde :

[ 10:30 - 11:00 ]
Regard sur 30 ans de mécénat à Martigny.
Par Léonard Gianadda , Président de la Fondation Pierre Gianadda, Martigny (Suisse).

En 1977, Mr Léonard Gianadda signe l’acte de constitution de la Fondation Pierre Gianadda, à laquelle il offre terrain et construction. L’acte de constitution de la Fondation permet d’offrir les espaces nécessaires à la présentation d’objets archéologiques découverts à Martigny afin de constituer le Musée gallo-romain. 30 ans plus tard, fort du succès de la Fondation, il concourt à la nouvelle muséographie du musée archéologique.
Le mécénat de M. Léonard Gianadda est actif dans d’autres domaines : en 1998, il offre le revêtement en marbre et porphyre de la première étape du passage sous-voies de la gare CFF de Martigny, ainsi que les 16 pendules des arrêts de bus de la ville.  En 2005, M. Gianadda offre à la Fondation, l’immeuble Floreal  et, en 2007, l’immeuble les Clématites à Martigny.
A travers ces exemples, M. Léonard Gianadda illustrera son regard sur le mécénat.


[ 11:00 - 11:30 ]
Le mécénat et la fondation Calvet. Une politique à l’épreuve du temps.
Par Bertrand Lapeyre, Vice-Président de la Fondation Calvet.

En 1811, un avignonnais, Esprit Calvet, collectionneur avisé, a décidé d’offrir sa précieuse bibliothèque et l’intégralité de ses biens à la Fondation qui portera son nom. Avec le temps, grâce aux legs, donations acquisitions et dépôts successifs, la Fondation Calvet finit par abriter, dans les plus prestigieux immeubles d’Avignon et de Cavaillon, plusieurs musées importants qui touchent, aujourd’hui, à tous les domaines de l’art.
Des milliers de bienfaiteurs ont ainsi au cours des siècles, par leurs dons et par leurs legs, enrichi son patrimoine immobilier, artistique et culturel.
Bertrand Lapeyre expliquera le concept original de la structure d’encadrement des dons et legs qui est à l’origine du succès de la Fondation Calvet depuis 200 ans…

[ 11:30 - 12:00 ] Pause

[ 12:00 - 12:30 ]
Le développement du mécénat en France depuis la loi du 1er août 2003.
Par Robert Fohr, Chef de la mission du mécénat au Ministère de la Culture et de la Communication.

La mission du mécénat œuvre à la diffusion de loi du 1er août 2003 relative au mécénat, aux associations et aux fondations, et au rapprochement des acteurs culturels et des responsables économiques. Elle est à la tête d’un vaste réseau de correspondants à travers toute la France, joue un rôle de conseil auprès des organismes culturels et des entreprises et a une mission d'observation du développement du mécénat. Elle anime le «cercle des mécènes» du ministère. Elle est également chargée, de façon ponctuelle, de lever des fonds, en France et à l'étranger, pour certains projets du ministère.
Robert Fohr évoquera la nouvelle législation qui encourage l’engagement de la société civile aux côtés des pouvoirs publics dans les causes d’intérêt général et notamment la vie culturelle et la valorisation du patrimoine.
Considérée comme l’une des meilleures au monde, cette législation favorise l’émergence d’une véritable
«culture du mécénat», aux expressions multiples : mécénat financier, mécénat de compétence, mécénat en nature, mécénat technologique.


[ 12:30 - 12:45 ]
Le développement du mécénat culturel dans les PME.
Par Jean-Pierre Clavel, Correspondant départemental Mécénat du Conseil Supérieur du Notariat.

Le correspondant  Mécénat est l’interlocuteur des acteurs culturels du territoire régional dans le prolongement du protocole national signé au mois de novembre 2006 entre le Ministère de la Culture et le Conseil Supérieur de l’Ordre dont l’objectif est de développer le mécénat culturel dans les PME.


[ 12:45 - 13:00 ]
La fondation de la BPPC et le mécénat. L’aide au projet.
Par Cécile Baudat, Déléguée générale de la Fondation d’entreprise
(Banque Populaire Provence et Corse - BPPC).

Né du mouvement mutualiste de la fin du XIXème siècle, la Banque Populaire s’exprime naturellement lorsqu’elle agit pour la Solidarité et le Patrimoine en menant des actions citoyennes. Elle exprime simplement ses racines sous différentes formes au fil du temps.
Fin 2002, la Banque Populaire Provençale et Corse crée ses premiers Clubs Déclic, regroupements de clients sociétaires bénévoles désireux de s’investir dans l’avenir de leur région en menant des actions caritatives ou de préservation du patrimoine.

Proposition pour  la création d’un Club Mécènes et Patrimoine à Vaison-la-Romaine.

Par Philippe Turrel, Président de l’association Belisama, membre du Comité de la Fondation RetroActif et organisateur du colloque.

L’objectif de ce Club Mécénat en archéologie au sein du Club Déclic de la Banque Populaire est de proposer aux entreprises et aux particuliers d’investir, à partir d’un mécénat de moyens financiers ou de compétences, dans un projet de développement durable de valorisation des espaces archéologiques. Et ce, afin d’engager leur image dans une stratégie à long terme, globalisant les enjeux du développement durable de Vaison-la-Romaine à partir de l’archéologie.


[ 13:00 - 13:30 ]
Discussion - Débat.

Modérateur du public : Antoine Abou

Fin de la première table ronde.
Clôture par Xavier Delestre.


Table ronde de l’après-midi :

[ 15:00 ] Reprise du colloque.


Le mécénat archéologique  de Maurice Burrus : un projet de développement durable ?
Modérateur : Jacques du Guerny, Vice-Président de l’association Belisama.


[ 15:00 - 15:30 ]
Mécénat culturel : l’exemple du musée du chocolat à Strasbourg.
Par Jean-Paul Burrus. Président de la Compagnie Française des Confiseurs et Chocolatiers (CFCC). Fondateur du musée du chocolat de Strasbourg.

Soutenu financièrement par la Région Alsace et par le Département du Bas-Rhin, le Musée du chocolat de Strasbourg  offre aux visiteurs depuis 1998, un voyage didactique et ludique dans l’univers du chocolat. Outre son aspect culturel, ce musée  a aussi  pour vocation de devenir un véritable pôle de formation, mais aussi un lieu de rencontres et d échanges pour les particuliers, les scolaires et les professionnels. Jean-Paul Burrus, petit-neveu de Maurice Burrus, témoignera sur l’impact du musée du chocolat comme moteur de développement d’un territoire.


Début de la table-ronde :


[ 15:30 - 16:00 ]
Mécénat archéologique de Maurice Burrus à Vaison-la-Romaine : Un projet de développement durable ?
Par Philippe Turrel, Président de l’association Belisama, membre du Comité de la Fondation RetroActif.

Maurice Burrus a laissé dans la mémoire collective, l’image du  financeur des fouilles de Vaison-la-Romaine. Mais la découverte de ses mémoires en avril 2009 permet d’éclairer son implication de mécène sous un nouveau jour. Maurice Burrus a conçu et mis en œuvre, durant l’entre-deux-guerres, ce qui apparaîtrait aujourd’hui comme un véritable projet de développement durable. Contrat avec l’administration publique, gestion des fouilles archéologiques, mise en valeur de l’espace public … La démarche de Maurice Burrus, à partir de 1925, s’inscrit dans un souci de valoriser sur le long terme le patrimoine de Vaison-la-Romaine avec les acteurs locaux.


L’impact du mécénat de Maurice Burrus dans le développement urbain de Vaison-la-Romaine.
Par Joël-Claude Meffre, archéologue

Que serait le visage urbain de Vaison-la-Romaine sans le mécénat actif et pluriel de Maurice Burrus ? Les fouilles du début du XXe siècle, entreprises par le chanoine Joseph Sautel, ont dégagé le théâtre antique et permis la découverte des statues impériales qui ont justifiées la création du musée municipal. Mais l’impulsion décisive a été donnée par Maurice Burrus reprenant les fouilles sur la colline de Puymin et, plus tard, sur le terrain de la Villasse, promis à des lotissements. Durant vingt ans, le visage urbain de Vaison se modifie,  induit par la restauration du théâtre antique et la valorisation de neuf  hectares de vestiges archéologiques au cœur de la cité.


[ 16:00 - 16:15 ]
Maurice Burrus et la restauration de l’amphithéâtre d’Avenches.
Par Philippe Bridel, Fondation Pro-Aventico d’Avenches en Suisse.

Courant mars 1941, en pleine guerre, Jules Bourquin, vice-président de l’Association Pro Aventico, conservateur du Musée romain, et membre à ce titre de la commission directrice des fouilles de l’amphithéâtre d’Avenches, rencontre Maurice Burrus venu de Vaison pour visiter le site. Il le guide durant près de six heures sur le chantier rouvert depuis peu. Le député du Haut-Rhin l’informe des méthodes de restauration qu’il a mises en œuvre dans la capitale des Voconces, au théâtre en particulier, et propose de s’intéresser financièrement au dégagement et à la restauration des arènes avenchoises. Le 1er avril, un pli parvient à J. Bourquin, contenant un premier don de Fr. 6'000.- bientôt versé à l’Association Pro Aventico, qui vient utilement alimenter le budget des travaux. Toujours aussi discret et généreux, et malgré les temps incertains, M. Burrus multipliera ses visites et ses dons jusqu’en 1955, contribuant pour une part importante au dégagement de l’arène et de la cavea, puis à la reconstruction de tout un secteur de gradins. Ses conseils avisés ont laissé des traces encore lisibles aujourd’hui dans l’image que donnent plusieurs monuments de la capitale des Helvètes.


[ 16:15 - 16 h 30 ]
Burrus et la restauration de la forêt de Saou dans la Drôme.
Par Nicolas Gogué-Meunier Responsable du Service des Espaces Naturels Sensibles au Conseil Général de la Drôme.

Nicolas Gogué-Meunier témoignera sur la réhabilitation de l’auberge des Dauphins de la forêt de Saoû dans la Drôme. Ce bâtiment, réplique du petit Trianon de Versailles, a été construit par Maurice Burrus durant l’entre-deux-guerres. L’auberge des Dauphins est une curiosité architecturale dans l’écrin de la forêt de Saou. La sauvegarde de ce bâtiment est aujourd’hui au cœur d’une stratégie de développement pour la commune et le département de la Drôme.


[ 16:30 - 17:00]
Exemple d’opérations Patrimoine et Mécénat dans les villes de France.
Par André Robert, Délégué général de l’Association des Petites Villes de France.

L’APVF œuvre dans des stratégies visant à identifier et valoriser les démarches exemplaires des collectivités locales en faveur du développement durable de leurs territoires.
André Robert évoquera les exemples d’actions culturelles des petites villes associant patrimoine et mécénat. Il soulignera également un aspect méconnu du mécénat, le mécénat de compétences, qui donne la possibilité pour une entreprise de déléguer ponctuellement un ou plusieurs collaborateurs auprès d’associations d’intérêt général.


[ 17:00 - 17:30 ]
Débat discussion.
Modérateur du public : Antoine Abou.


Clôture
Par Jacques du Guerny


[ 17:30 ] Fin du colloque

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